Concilier marketing digital et développement durable, c’est possible ?

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Parmi de nombreux débats sur la crise écologique, l’impact du numérique sur l’environnement se précise et alarme. Les chiffres sont là : le secteur est à l’origine de 4% des émissions de gaz à effet de serre. Quand on sait que c’est aujourd’hui l’industrie qui croît le plus (en termes de technologie et d’usages), on ne peut que s’inquiéter de l’augmentation exponentielle de ses conséquences.

Ajouté à cela, la crise sanitaire du covid-19 fait la part belle au digital. Pour faire face aux mesures de distanciation sociale, les populations se sont résolument tournées vers l’internet, obligeant les entreprises à accélérer leur transformation.

Les métiers du numérique, que l’on soit freelancer, auto-entrepreneur ou salarié, ont donc un impact sur la situation actuelle. Nous pouvons alors nous demander comment, à notre échelle, contribuer à concilier développement technologique et environnement ?

Le numérique aux dépens de l’environnement

Le panorama des conséquences des technologies digitales sur l’environnement peut en effrayer plus d’un :

La course aux dernières technologies a un impact direct sur le prélèvement de métaux rares, nécessaires à la production de matériels informatiques. Cela représente 47% de l’empreinte carbone du numérique.

La dématérialisation des données est de plus en plus pointée du doigt. On parle du ‘Cloud’, qui porte si mal son nom : si les données (image, document, vidéo) sont lues par nos appareils sans y être stockées, elles nécessitent des infrastructures physiques : les datacenter. Or leur production a pour conséquence la consommation de ressources (eau pétrole, minerais) et entraîne une perte énergétique indispensable à leur bon fonctionnement.

80% des données sont vidéo. On pense bien sûre vidéo en ligne, répartie entre services de VOD (type Netflix), mais aussi pornographie, Youtube, vidéos sur les réseaux sociaux …
Cette pollution va augmenter de manière exponentielle, avec l’augmentation de la définition de l’image.

Dans le marketing digital également, les pratiques ont un impact sur l’environnement, que ce soit par la prolifération des ressources  (Demand Side Platform, Data Management Plateform, CRM, outils d’adverification, outils de tracking…), ou de moyens (achat de bases de données, campagne newsletter…). Si nous avons aujourd’hui besoin de ces outils pour répondre au mieux à la demande, et exercer nos métiers de la meilleure des façons, il est important de se rendre compte de la matérialité de nos actes.

La révolution digitale pour la transition énergétique

Le tableau n’est pas tout noir : la révolution Internet, et la circulation de l’information constituent un levier indéniable de la transition écologique.

La puissance d’internet a permis d’accélérer la prise de conscience des problématiques environnementales : la visibilité des associations environnementales, notamment sur les réseaux sociaux, les pétitions en ligne, les plateformes de financement participatives, les démocraties participatives, … ont contribué au succès d’initiatives durables (par exemple, la pétition de soutien à l’Affaire du Siècle en 2018)

L’évolution des technologies a permis la création d’initiatives favorisant l’économie collaborative : les plateformes et applications de vente d’objets de seconde main (Le Bon Coin, Vinted), de mise en relation de particuliers (Blablacar), les applications permettant de favoriser l’économie, réduire le gaspillage, …

Les capteurs de données et compteurs connectés, les smartgreed, sont également un exemple de l’influence positive de l’évolution des technologies sur la transition écologique.

La prise de conscience collective et individuelle, favorisée par la révolution Internet, a permis la mise en place de bon nombre de technologies et initiatives. En France 5% des Français ont pris conscience de l’empreinte écologique de leurs usages digitaux (d’après l’AACC Customer Marketing). Cela se traduit parfois par une modification de leurs usages (supprimer les mails, éteindre les écrans plutôt que les laisser en veille). Cet effort s’étend dans la sphère professionnelle, avec des initiatives entrepreneuriales.

Les bonnes pratiques écologiques en Marketing Digital

Dans le paysage professionnel du numérique, les initiatives environnementales sont nombreuses. Par exemple, les GAFA, premier bouc émissaire quand on parle de pollution numérique, se sont depuis 2013 inscrits dans une démarche de consommation d’énergie verte. S’ils ne vont pas jusqu’à modifier leur business-model pour diminuer leur impact carbone, Facebook, Apple et Google se sont ainsi engagés pour utiliser à 100% les énergies renouvelables.

Un bon nombre de startups green voient également le jour. On entend également parler d’informatique écologique, ou Green IT.

En Marketing Digital, un bon nombre de pratiques permettent de participer, à l’échelle individuelle ou de l’industrie, à l’effort écologique. En voici quelques-unes :

–       Privilégier le qualitatif au quantitatif. Quel que soit son statut, le besoin de visibilité, de son activité ou de l’entreprise, est indéniable. Il passe par l’utilisation d’outils et de pratiques pour attirer des clients potentiels sur le site web. Bien définir sa cible, en mettant en place des personae, cibler sa communication, optimiser ses campagnes d’emailing… , sont de bonnes pratiques, tant environnementales que digitales.

–       Certaines pratiques SEO, sont également au service de l’environnement : réduire la taille des images sur le site web, stocker les fichiers sur un CDN

–       Il convient également de supprimer la lecture automatique des vidéos sur les réseaux sociaux, prioriser les vidéos pour en limiter le nombre, et la taille. Si une vidéo doit dépasser 3 minutes pour être considérée par les robots de Google, une vidéo trop longue peut perdre l’internaute.
Cela peut paraître contradictoire, mais pratiquer la course au “maximum de vues” des contenus vidéo, n’apporte pas forcément plus de clients, mais a un impact certain sur notre planète. Encore une fois, il s’agit surtout de cibler son audience.

Communiquer et se démarquer de ses concurrents

Mettre en place des actions concrètes pour l’environnement au sein de son entreprise, et les diffuser auprès de vos clients, prospects, partenaires, est un véritable atout. En effet, la fidélisation passe par le marketing de contenu. Y apporter des valeurs ludiques et environnementales est un véritable atout. Publier sur votre démarche, inciter à l’échange, à travers des tutos, articles, … constitue une publicité indéniable

Alors, prêts à adopter un comportement plus durable ? Quelles sont, selon vous, les pratiques digitales ‘green’ ?

Frédérique Le Pelletier
Frédérique Le Pelletier
Fort de mon expérience de chef de projet en marketing digital, je me passionne des tenants et aboutissants de ce domaine en constante évolution. Je souhaite accompagner les entités qui me font confiance en leur proposant les solutions de web marketing les mieux adaptées à leurs objectifs.

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