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    Mathieu de Gouville : « La culture de la programmation informatique est encore trop élitiste »

    Quelle est la réalité du métier de développeur web ? Comment trouver des missions freelance ? Quels outils utiliser en freelance ? FreelanceTalks vous invite dans les coulisses des métiers de la Tech, afin d’accompagner tous ceux qui souhaitent devenir développeur web freelance. Interview de Mathieu de Gouville, développeur Full Stack web confirmé.

    Quelle est votre expérience en tant que développeur ?

    J’ai sept ans d’expérience en tant que développeur Full Stack web. Je me suis d’abord lancé comme designer/graphiste pour m’orienter rapidement vers le développement web. J’ai une Licence Information & Communication cependant, donc ma formation en développement est majoritairement autodidacte. J’ai eu l’occasion de parfaire mon expérience chez différents types de client, qu’il s’agisse de startups early stage comme de grands groupes que sont Renault ou Eurosport. J’ai un peu touché à tout, du développement back-end au développement front-end en passant par de l’administration système.

    Comment votre vision du métier a-t-elle évolué en sept ans ?

    J’aspire toujours, comme à mes débuts en tant que développeur web full stack, à développer et proposer à mes clients des outils de communications web simples et accessibles. J’ai commencé ce métier avec un regard critique sur le web à l’époque et j’ai appris depuis que la meilleure critique est de faire mieux.

    Quel est ton quotidien de développeur web full stack ?

    Mes journées consistent à accompagner, écouter, aider mes clients sur le développement de leurs applications web d’un point de vue technique. Je ne réinvente pas la roue à chaque problème rencontré. Le web regorge de solutions et de nouvelles techniques qui permettent de résoudre des problématiques métier diverses. J’effectue donc une veille constante de l’état de l’art, notamment du monde de l’open source afin de proposer à mes clients des solutions simples à leurs problématiques les plus complexes.

    Qu’est-ce que tu préfères dans ton métier de développeur web ?

    Aujourd’hui, un développeur peut faire des merveilles, depuis n’importe où, juste avec un MacBook et un iPhone en 4 G. C’est l’image qui me plaît le plus et dès que possible j’en profite pour travailler en Remote et dans des lieux propices et avec des méthodes propices à ma productivité. L’idée d’exercer un métier créatif avec retour direct sur la plus-value apportée à mes clients est aussi très gratifiante. J’aime plus que tout monitorer et tracker les bonnes retombées des idées que j’ai pu mettre en place ou tout simplement entendre les compliments d’un utilisateur satisfait.

    Qu’est-ce qui te dérange le plus dans ce métier ?

    Mes démons se retrouvent souvent dans la culture autour de la programmation informatique et du web que je trouve encore aujourd’hui, trop élitiste : depuis mes débuts, je travaille à déconstruire ces méthodes qui sonnent bien en conférence ou sur le papier, mais qui n’apportent pas de plus-value aux yeux des utilisateurs, qui sont les seuls juges de ce qui est bon ou médiocre. J’évite le plus que possible toute sorte de complexité technique, sur-optimisation, ou dogmes qui certes, peuvent flatter les égos des initiés, mais excluent les nouveaux arrivants, les « Noobs ».

    Comment trouves-tu tes missions de développeur web ?

    Aujourd’hui, il est relativement facile de gagner en visibilité en passant et en communiquant sur les réseaux sociaux tels que Twitter ou Linkedin. Pour un développeur, les plateformes telles que StackOverflow et/ou GitHub font office de portfolios de choix quand il s’agit de code.J’apprécie particulièrement le travail de certaines plateformes de mise en relation Client/Freelance telle que FreelanceRepublik, pour ne citer qu’elle. Être accompagné par une équipe de professionnels sur la prospection et la contractualisation d’opportunités est selon moi essentiel à ma progression. Le Freelancing est un sport d’équipe !

    Quel statut juridique as-tu choisi ? Pourquoi ?

    J’ai choisi le statut de microentreprise, car c’est actuellement le moins cher en charges et le plus flexible en termes de déclaration. Il correspond plus à mes objectifs personnels en termes d’investissement administratif. Le statut de microentrepreneur est sous-coté à mon sens, mais idéal pour un développeur web.

    Pourquoi avoir choisi d’être développeur web freelance ?

    Le premier critère est la rémunération. Le second, c’est la flexibilité. J’ai besoin d’avoir la liberté de répondre rapidement à des opportunités professionnelles.

    Quels outils, logiciels utilises-tu dans ton quotidien de freelance ?

    Dans le choix de mes outils, j’aime rester simple ; j’utilise donc :

    •  Atom
    • Git/GitHub
    • Slack/Trello pour la communication autour des projets

    Pour ce qui est des technos, je travaille principalement sur JavaScript avec les derniers frameworks comme :

    • VueJS
    • React
    • Koa
    • EggJS

    Quelles sont tes problématiques au quotidien en tant que développeur web ?

    L’évolution constante des technos du web et des nouvelles méthodes de développement me demande une veille technologique régulière et attentive. Il est également très important pour moi d’écouter les attentes autour des projets et de savoir communiquer sur les meilleurs choix techniques à effectuer en fonction du contexte proposé par le client et donc le budget, la taille de l’équipe, les objectifs etc.). Aucun projet ne se ressemble. Il faut s’adapter et accepter de réapprendre constamment.

    Ton avis sur l’évolution du métier

    Le développement web évolue dans le bon sens, selon moi : bien qu’il soit facile de se perdre dans la multitude d’outils et technos disponible en ce moment, il n’a jamais été aussi simple de communiquer sur le web. Entre les APIs et les librairies UI disponibles, on peut créer une application très vite et la mettre en ligne en une commande. Cependant, la culture autour du développement web reste encore trop traditionaliste sans prendre en compte les nouveaux besoins des utilisateurs comme la consommation sur mobile.

    Aussi, le web en français se passe à Paris et en présentiel sur site alors que ce mode de fonctionnement est de moins en moins justifié, car aujourd’hui il est facile de travailler à distance ou en tant que freelance avec des horaires flexibles.

    Des conseils pour les développeurs web freelance qui se lancent ?

    Chacun doit faire sa propre expérience, et voici les règles que je m’impose qui me permettent d’éviter les erreurs que j’ai pu faire au début :

    • Trouver des clients qui partagent vos valeurs et avec qui vous vous sentez bien
    • Privilégier les outils et technologies qu’on apprécie le plus
    • Ne jamais se brader, trouver un tjm freelance qui correspond à la valeur apportée au marché
    • Éviter les projets avec des objectifs non réalistes et les contextes toxiques
    • Se renseigner chaque année sur les astuces, les aides administratives et fiscales possibles
    • Bonus de pro : se faire accompagner par un comptable et un avocat pour les choix stratégiques
    • Prendre du plaisir, tous les jours

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