L’informatique écologique : l’adaptation nécessaire du code

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Grand enjeux du moment avec l’arrivée de technologies toujours plus puissantes, l’informatique écologique a une place majeure dans la société de codage de demain.

Mais alors qu’est-ce que la green IT ? Comment réduire l’impact écologique de l’informatique ? Comment les développeurs informatiques peuvent-ils concilier informatique et écologie ? Les grands mastodontes du web sont attendus au tournant alors que c’est tous les utilisateurs qui peuvent impacter positivement ce changement. Place au green code !

C’est quoi l’informatique écologique ?

Plus connu sous le nom d’informatique durable ou encore le green it, l’informatique écologique est une vraie préoccupation aujourd’hui. Car oui, l’informatique pollue et il pollue même beaucoup ! Que ce soit au niveau de la consommation d’énergie ou encore des déchets toxiques par le matériel obsolète changé trop fréquemment.

Les émissions annuelles de CO2 liées à l’industrie informatique sont deux fois supérieures aux émissions de l’industrie aéronautique commerciale.

Afin de lutter efficacement contre ce problème planétaire majeur, l’informatique écologique a vu le jour. L’informatique verte englobe toutes les actions et dispositions prises par les acteurs de l’industrie informatique, du géant au freelance informatique, pour lutter et réduire l’impact de l’informatique sur l’environnement.

Internet et l’écologie

Dernièrement, le gouvernement français s’est fait interpellé par un député qui veut que les éditeurs de logiciels informatique soit dans l’obligation d’allouer un budget en faveur de l’informatique écologique. Cette récente communication va t-elle permettre un « cloud écologie » ?

Le dit député interpelle le secrétaire d’État au numérique en pointant du doigt « les usages de plateformes dématérialisée de streaming audio et vidéo et de jeux vidéo en ligne qui ont pour conséquence une hausse exponentielle de la consommation d’énergie ». Cette perspective est aggravée avec l’arrivée de technologies plus puissantes comme l’ultra définition (4K) et la 8K.

L’arrivée de la 5 G n’arrange pas non plus les choses et fait déjà l’objet de fortes polémiques, malgré l’effort de consommation d’énergie comparé aux générations précédentes, 4G et 3G.

Le député a proposé de faire l’obligation aux éditeurs de logiciels de « consacrer un budget déterminé de recherche et développement afin de pratiquer une écriture plus vertueuse en terme du code informatique ». C’est ainsi que nous allons entendre parler très prochainement de développeur informatique écologie et green code.

C’est une réadaptation et une évolution du code informatique qui est suggéré par le parlementaire. En optimisant le code il sera plus aisé de contrôler l’agencement général d’un logiciel informatique en minimisant l’impact des traitements informatiques.

Pour que vous puissiez visualiser plus facilement l’impact écologique d’internet aujourd’hui voici un petit exemple :

1 heure d’échange emails3500 allers-retours Paris/New-York en avion
1 data center40 000 foyers au niveau énergétique
1 minute internet100 heures de vidéos sur Google
1 recherche sur un moteur de recherche1 café en énergie, pollution et déchets compris

Ces chiffres vous font froid dans le dos ? C’est exactement ce que j’ai ressenti en les lisant pour la premiére fois. Bonne nouvelle, des solutions éxistent pour concilier informatique et écologie !

Les solutions pour l’informatique écologique

Le gouvernement français a pris position avec la Loi transition écologie, en punissant lourdement l’obsolescence programmée pratiqué par les société. Punie de 2 ans de prison et de 300 000€ d’ammende, espérons que ce sera assez dissuasif pour les entreprises tech qui cherchent a nous faire consommer toujours plus de nouveaux gadgets technologiques.

Pour pratiquer une stratégie écologiquement responsable, il est important de prendre conscience que les data-centers, qui stockent nos données en ligne dans le cloud, sont très polluants, car ils fonctionnent à une énergie au charbon, qui dégage 50 fois plus de CO2 que les autres énergies fossiles. Il en va de la responsabilité de chacun d’observer une attitude « éco informatique ».

Un exemple concret que tout le monde peut mettre en place :

  • vider sa boîte mail régulièrement, voir quotidiennement pour les métiers où l’on reçoit beaucoup de mails. Le but est de ne garder que les mails importants. Cette simple action va permettre d’économiser beaucoup de place sur le serveur de stockage et irrémédiablement des ressources sur le serveur, donc de l’énergie.
  • Une autre astuce facile à appliquer dans le quotidien : au lieu d’utiliser la barre « rechercher » sur un moteur de recherche, lorsqu’on cherche un nom de domaine par exemple, utilisez la barre d’adresse pour faire votre recherche.

Les géants d’internet comme Amazon, Twitter, Apple, etc. ont pris le problème en considération. N’allons pas dire qu’ils l’ont pris à bras le corps, mais des actions sont faites en direction de l’informatique écologique. Vous pouvez voir le rapport fait par Greenpeace sur l’impact écologique des grandes entreprises informatiques.

Actuellement est en projet de construire des data centers sous la mer. L’argument numéro un mis en avant c’est que sous les eaux, ces data centers ne dégageront plus directement de CO2 dans l’air, cause majeure de la pollution humaine. Seulement, en y regardant de plus prés, on sait que seulement 20 % du CO2 rejeté dans l’atmosphère est absorbé rapidement par les océans.

Avec ce projet de data centers sous-marins, ce sera la totalité des rejets qui ira dans les océans et non plus que 20 % comme c’est le cas actuellement. Est-ce que c’est vraiment œuvré pour l’informatique écologique que de se débarrasser du problème ailleurs, en empirant notre impact écologique ailleurs ?

Un des grands enjeux actuels en faveur de l’informatique écologique est l’enjeu des nouveaux formats web qui requiert moins de puissance de calculs que les formats précédents :

  • WebM format mis en place par Google
  • AV1 pour la vidéo
  • WebP pour la photo

Informatique et environnement

Nous avons vu que réduire l’impact environnemental afin de concilier informatique et écologie est possible et relève de gestes simples du quotidien dans notre pratique du matériel et des logiciels informatiques. Pour aller plus loin, certains acteurs proposent des solutions plus poussées qui allie numérique et écologie.

  • Le site Indexel est spécialisé dans l’informatique professionnel. Il propose de recycler et réutiliser votre « vieux » matériel informatique. Vous pouvez par exemple ajouter des barrettes-mémoires à votre ordinateur si vous avez besoin de plus de puissance ou changer juste votre carte mère au lieu de changer votre ordinateur tout entier.

Si vous ne pouvez vraiment pas utiliser cette option, pensez à vendre votre ancien ordinateur dans un magasin d’occasion ou encore mieux, à le donner gratuitement à une des associations, comme Afnet. Ils serviront dans d’autres pays, où l’informatique n’est pas encore bien développé.

  • Lors de l’achat d’un nouvel ordinateur par exemple, vous pouvez participer à l’informatique écologique en privilégiant un achat disposant d’un éco-label.

Plus respecteueux de l’environnement, ces labels certifient que les matériaux s’inscrivent dans le « green it ». Tous ces labels sont visibles sur le site Indexel. Pour en citer quelques-uns :

  • Epeat
  • Energy Star
  • 80plus
  • Bue Angel

Alors prêt à devenir des développeurs informatique green ? Qu’est-ce que vous pensez de ces adaptations à venir, vrai bonne idée ou fake total ?

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